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« Des idées à la carte » de B. DELVAUX

dimanche, septembre 20th, 2009

Force est de constater que le monde du « Mind-Mapping » souffre un peu du manque de diffusion. Le fossé est désormais comblé avec la parution récente du livre de Benoît DELVAUX intitulé : « Des idées à la carte – Mind Mapping et Cie pour manager de 180° à 360°» (1).

L’ouvrage se présente comme une invitation au voyage avec à l’arrivée un dépaysement complet pour peu que l’on suive le programme proposé. Au travers des trois parties, énoncées comme des questions :

• pourquoi ?,
• comment ?,
• pour quoi ?,

l’auteur y expose, de manière intelligente et pédagogique, l’utilisation des cartes mentales dans nos activités professionnelles, afin de stimuler notre productivité mais aussi et surtout notre créativité.

Dans la première partie, nous lâchons les amarres et quittons le port pour nous préparer à la lecture des chapitres à venir. Une préparation certes mais pertinente car, au travers de la description de nos hémisphères cérébraux et de nos processus cognitifs, l’auteur nous rappelle à quel point nous sous-exploitons nos ressources personnelles.

Avec la seconde partie, nous atteignons notre vitesse de croisière et rentrons dans le vif du sujet avec la présentation des deux principaux concepts : le « Mind-Mapping » et le « Concept-Mapping ». Le développement de ce dernier est une vraie perle, car peu d’ouvrages abordent ce domaine oh ! combien utile. Avec le logiciel fourni en annexe, le lecteur pourra très vite passer de la théorie à la pratique et commencer à réaliser ses propres cartes mentales.

Parcourant l’océan de la créativité nous goûtons aux délices des multiples territoires que nous découvrons dans cette troisième partie. Que d’exemples, que d’applications ! Attention aux yeux car notre vision ne se limite plus à 180° mais vise la totalité de notre sphère environnante. Nous sommes ici à 360° et les idées gonflent les voiles de notre esprit pour nous emmener toujours plus loin ! Performance, plaisir, pragmatisme et créativité sont les mots clés de cette dernière partie.

La force de ce livre réside non seulement dans sa clarté, mais aussi dans la fine compréhension du message qui nous est adressé : La « Solidarité » vue comme une communauté d’intérêts. Faire comprendre aux lecteurs qu’en construisant une carte mentale il participe à une immense base de connaissances de l’entreprise (Ou de n’importe quel groupe) est essentiel ! Le « Mind-Mapping » d’entreprise peut être vu comme un système de partage de l’information entre collaborateurs et équipes. Le promouvoir comme un système collaboratif potentiel est une des clés de sa diffusion. Il suffirait que chaque collaborateur crée une carte pour que le visage de l’entreprise soit changé. « Gagner et faire gagner du temps » pourrait être la devise du livre.

Restons tout de même honnête, car si dans l’ensemble nous reconnaissons un effort pédagogique important, sous-tendu par un style humoristique, l’ouvrage fait apparaître ici et là quelques oublis. Ainsi on regrettera l’absence de « webographie » qui aurait trouvé naturellement sa place, car de nombreux sites proposent des cas pratiques tout à fait intéressants. Par ailleurs l’absence d’un cas d’entreprise associé au « Concept Mapping » aurait été le bienvenu. Sur ce dernier point je rassure le lecteur, car l’auteur, conscient de cette omission, a déjà mis un exemple à disposition sur site (2).

Malgré ces quelques manques, « Des idées à la carte » reste un must, et ne manquera pas de compléter la bibliothèque des curieux et des passionnés du domaine.

Bon la croisière s’achève et le bateau rentre au port, mais j’espère bien sous peu remonter à bord pour explorer de nouveaux territoires !

Jean-Pascal CÔTE

(1) Edition EMS, Juin 2009, ISBN 978-2-84769-108-5, www.editions-ems.fr
(2) www.180-360.net/concept-mapping-business

Les catégories (2/2)

mardi, janvier 15th, 2008

LES CARTES A CONSTRUIRE

1.Définition
Une carte à construire s’inscrit dans la perspective de la réalisation d’un projet (personnel ou professionnel).

2.Application
Ci-dessous quelques applications de cartes à construire :

• la rédaction d’un livre,
• la gestion d’un projet,
• les projets de loisirs (voyages, activités sportives, randonnées, etc.),
• la réalisation de travaux.

Exemple: comment préparer son voyage ?

VOYAGE

LES CARTES A SOIGNER

1.Introduction
Il peut paraître oser et un peu abusif que de parler de « carte à soigner » (1) dans le cadre du «MIND-MAPPING®» sans se placer dans un contexte médical qui reste le meilleur endroit pour traiter les pathologies. Tel n’est pas notre propos ni celui de se substituer aux institutions médicales qui ont pignon sur rue. Cependant, et à son niveau, nous pensons que la cartographie mentale peut jouer un rôle bénéfique lors de prises de consciences dans la vie de tous les jours, voir même de servir d’outil aux professionnels de la santé et de l’entreprise. C’est du moins une piste que nous tentons d’explorer avec toute la fragilité que nous concédons à l’exercice.

Dans ce sens une question nous interpelle : Quel serait le principe qui établirait une relation entre une carte mentale, qui n’est ni plus ni moins qu’un objet conceptuel et réflexif, projeté en un point particulier d’un plan (2), et un processus d’amélioration psychologique (3) issu d’une problématique donnée ?

Pour tenter de répondre à cette question il est nécessaire de revenir aux 3 processus de bases qui sous-tendent le « MIND-MAPPING® » :

• un processus projectif : autour d’un thème central le concepteur enrichi la carte mentale de mots clefs (signifiants et signifiés) suivant une structure graphique diffusante ou rayonnante.
• un processus réflexif : c’est un processus d’analyse et de réflexion qui s’appuie sur des capacités cognitives (associations, mémorisations, expériences, etc.).
• un processus de conscientisation : les deux processus précédent tournent en boucle par effet miroir, jusqu’à la formation d’une idée dans un autre plan de conscience.

A ce stade rien ne distingue encore la conception d’une carte classique d’une carte à soigner. La démarche a été initiée à partir d’un centre pour revenir vers un autre centre, mais pas dans le même plan (4).
Cependant cette considération essentielle va nous permettre de supposer qu’il existe au moins un centre d’un autre plan de conscience, propice à l’unification du mal-être et du bien-être (5). Toutefois cela reste encore insuffisant si l’on n’introduit pas la démarche de création d’une carte mentale dans un cadre thérapeutique dédié. Un archet peut-il atteindre sa cible sans un contexte approprié et sans méthode ?
Donc pour prendre tout son sens et provoquer un effet, la réalisation d’une carte à soigner doit s’inclure dans un contexte thérapeutique suivant une démarche adaptée. Cette démarche peut être entreprise seule ou accompagné.

(1) Nous utilisons ici le mot « soigner », qui concerne un soin apporté à un patient, et non le mot « guérir » qui est de l’ordre du patient lui-même.
(2) On peut, d’une certaine manière, imaginer la création d’une boule de neige qui est ensuite envoyée sur un mur. Cette comparaison n’est valable qu’une fois la carte réalisée.
(3) Notre propos n’aborde pas les pathologies lourdes.
(4) Tout part du centre et tout y revient.
(5) Ici le vocable « bien-être » ne doit pas être entendu comme finalité mais comme complémentarité. Le symbole du YIN et du YANG est peut être le meilleur exemple permettant d’illustrer notre propos.

2.Définition

Une carte à soigner est un élément d’une démarche appropriée à un cadre thérapeutique, visant à faire émerger une prise de conscience propre à apporter une amélioration psychologique personnelle ou collective, issue d’un problème donné.

La définition ci-dessus n’a de sens qu’avec les restrictions suivantes :

• une carte à soigner n’est qu’un outil méthodologique à usage personnel ou collectif. Elle n’a pas vocation à se substituer aux professionnels de la santé et de l’entreprise.
• l’objet de la démarche (le problème) ne doit pas relever d’une pathologie « lourde » ni en manifester les signes, et de ce fait nécessiter un recours médical.
• une carte à soigner n’a pas de sens sans une démarche appropriée à l’intérieur d’un cadre thérapeutique. Cette démarche pourrait-être : une liste de questions orientées, une méditation guidée, ou la présence d’une personne favorisant l’émergence de cette prise de conscience (un coach, un médecin, un manager, etc.).

NB :

La mise en œuvre des cartes à soigner ne garantie pas une réussite systématique du problème donné car plusieurs facteurs peuvent intervenir : le temps à conscientiser, le problème posé, la qualité de l’accompagnement, la difficulté à assumer la prise de conscience, etc.

3.Applications

• l’accompagnement professionnel, ou coaching, pourrait être l’une des premières applications des cartes à soigner. C’est en effet un excellent outil pour aider le coaché à surmonter ces difficultés mais aussi à l’aider à formaliser sa situation par le biais de la maïeutique (1).

• l’art thérapie est aussi un terrain très favorable pour les cartes à soigner. Issue des travaux de Tony BUZAN (2), la carte, à travers le symbolisme des éléments mis en jeu (icônes, images, mots-clefs, le choix des couleurs), va créer une forte influence dans l’inconscient du dessinateur.

• un bilan professionnel, accompagnant ou non une mutation au sein d’une entreprise, est aussi une piste d’utilisation des cartes à soigner. Dans ce sens nous pensons que le manager du service et/ou le RH peuvent apporter une aide non négligeable permettant au collaborateur non seulement de reprendre confiance mais aussi de diminuer son stress.

• avec l’obligation de choisir un médecin référent nous voyons là un excellent moyen pour le praticien d’aider le patient à créer sa carte à soigner. Cette carte pourrait reprendre la liste des différentes maladies depuis une date donnée ou lister les objets des différentes consultations avec en arrière plan une réflexion sur des éventuelles répétitions.

(1) Certains praticiens font remonter les pratiques du coaching à SOCRATE (Source Wikipédia).
(2) Tony BUZAN, né à Londres en 1942, est un psychologue anglais. Il a écrit de nombreux livres au sujet de l’apprentissage, de la mémoire et du cerveau. C’est aussi le créateur du concept de carte heuristique – diagramme qui représente les connexions sémantiques entre différentes idées et les liens hiérarchiques entre différents concepts intellectuels – également connu sous le nom de « MIND-MAPPING® » ou « carte mentale ». (Source Wikipédia).

4.Un espace ouvert

Nous avons donc ouvert une porte. Cependant les cartes à soigner (les autres) ou à se soigner (soi) ne sont ni des remèdes, dus à des principes extérieurs, ni des recettes, sous-entendant une réussite, mais plutôt de nouveaux outils méthodologiques.
Que Tony BUZAN l’ait développé pour améliorer les capacités cognitives (mémoires, apprentissage, réflexion, etc.) ou que certains professionnels de la santé l’ait utilisé pour traiter les problèmes de dyslexie, l’utilisation du « MIND-MAPPING » appliqué aux problématiques de la psyché humaine semble prometteuse.
Cependant force est de reconnaître qu’aujourd’hui nous n’en sommes qu’au début car des questions comme :

• quelles sont les limites de la démarche ?,
• quels sont les facteurs favorisant et déclenchant la prise de conscience ?,
• le problème initial est-il définitivement traité ou y-a-t il des rechutes ?,
• peut-on adapter les cartes à soigner aux aveugles ?,

ne trouvent pas encore de réponses satisfaisantes. Toutefois nous pensons qu’il y a potentiellement un formidable espace d’introspection, propice à une meilleure harmonisation.

Article complet disponible au format PDF.

Les catégories (1/2)

jeudi, janvier 10th, 2008

INTRODUCTION

Quelques soient les informations qu’elle véhicule, une carte mentale est toujours créée dans un but bien précis et dans un certain contexte. Rassembler des informations éparses pour les synthétiser dans un mémo, n’as pas la même finalité que de réfléchir à une situation donnée sous forme d’analyse SWOT. De même préparer un projet de vacance n’a pas le même but qu’une séance de « brainstorming ». Bien que les résultats soient identiques, i.e. qu’ils se traduisent par la création d’une carte, les finalités diffèrent. Ces considérations simples nous ont amené à faire l’hypothèse de 5 catégories principales de cartes mentales :

• les cartes à vivre,
• les cartes à penser,
• les cartes à communiquer,
• les cartes à construire,
• les cartes à soigner.

Pour chacune d’elles la démarche de « MIND-MAPPING® » sera différente tant d’un point de vue de la réfléxion que de celle de la créativité.

Par ailleurs les appelations de ces cartes ont toutes leurs importances. D’abord par la présence d’un verbe qui nous plonge au cœur de l’action mais aussi de la réaction (1), ensuite par leurs sémantiques.

LOGO CATEGORIES

 (1) C’est un des aspects des cartes mentales que d’être le miroir de nous-même, i.e d’être en réaction à nous-même. Pour mieux comprendre ce principe, nous reprenons l’idée que l’être humain est multiple, i.e qu’en nous même celui qui écrit et celui qui lit sont deux personnes différentes.

LES CARTES A VIVRES

1.Définition
Une carte à vivre est une carte pratique, résultant de la collecte d’informations, qui va être utilisée régulièrement dans nos activités quotidiennes. C’est en quelque sorte un mémo.

2.Avantage
Le principal avantage d’une telle carte réside dans le fait que l’on ne passe pas son temps à rechercher l’information. L’information visible et accessible ce qui implique de l’ordre, mais là n’est pas notre propos.

3.Applications
Ci-dessous quelques applications de cartes à vivre :

• une liste de course,
• les heures d’ouverture des magasins,
• un rendez-vous,
• les informations bancaires confidentielles,
• les données médicales urgentes,
• un bilan personnel / professionnel ( ).

Exemple :

HEURES D'OUVERTURE

Par ailleurs rien n’empêche de rassembler un ensemble de cartes à vivre pour l’appliquer à un thème donné : la maison, la sécurité, etc.

Un reproche que l’on peut adresser à l’encontre de ce type de carte s’exprime par la comparaison avec les tableurs qui pourraient produire le même résultat.

De notre point de vue le reproche est justifié jusqu’à un certain niveau. En effet s’il s’agit uniquement de collecter rapidement des données et de les ranger dans un fichier, les tableurs tiennent la comparaison. Cependant, et fort heureusement, le « MIND-MAPPING® » va plus loin. D’abord dans le fait que l’information est contenu et accessible dans une seule page ce qui n’est pas le cas pour les tableurs. Ensuite les cartes possèdent la propriété d’ajouter une image de fond (Le contexte de la carte).
Illustrons notre propos par une carte représentant un rendez-vous :

RDV

LES CARTES A PENSER

1.Définition
Une carte à penser implique un processus de réflexion, individuel ou collectif, visant à faire émerger une vision d’ensemble autour d’un thème donné.

2.Application
Ci-dessous quelques applications de cartes à penser :

• une séance de brainstorming,
• une analyse SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces),
• la prise de décision.

Exemple :

ANALYSE SWOT

LES CARTES A COMMUNIQUER

1.Définition
Une carte à communiquer est une carte qui véhicule des informations à destination d’un individu ou d’un groupe.

2.Application
Ci-dessous quelques applications de cartes à communiquer :

• la communication dans l’entreprise (livret d’accueil, valeurs de l’entreprise, etc.)
• présentations / discours,
• une carte de visite / une carte de vœux.

Exemple : modèle de carte de visite professionnelle

CARTE VISITE