Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie Points de vue.
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « juin | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||
- Carte à communiquer (4)
- Carte à soigner (3)
- Carte à vivre (1)
- Carte P (9)
- Points de vue (7)
- 14.6.2011: Interview de Jean-Pascal CÔTE (2011)
- 27.12.2010: Interview de Claire Egalon
- 5.9.2010: Interview de Philippe BOUKOBZA
- 25.4.2010: Support de présentation du "Mind-Mapping"
- 21.12.2009: Interview de Benoît DELVAUX (2009)
- 20.9.2009: "Des idées à la carte" de B. DELVAUX
- 15.3.2009: Confiance & défis (3/3)
- 15.2.2009: Confiance & défis (2/3)
- 15.1.2009: Confiance & défis (1/3)
- 21.8.2008: Acheter un ordinateur (2/2)
Archive de la catégorie Points de vue
Interview de Claire Egalon
27.12.2010 by admin.
Toujours souriante et décontractée, Claire Egalon n’arrête pas de s’étendre sur la toile. Quand elle ne “Twitte” pas à droite elle blogue à gauche. Rencontre avec cette passionnée du Web 2.0 qui nous parle de son expérience du “Mind-mapping” dans le milieu éducatif.
1. Qui est Claire EGALON passionnée par le « Mind-Mapping » et le Web 2.0 ?
J’ai toujours été passionnée par le livre et tout ce qui s’y rapporte : Ainsi les livres anciens, les techniques de reliure mais aussi les nouveaux supports informatiques (e-books, tablettes, etc.) sont des domaines que je ne cesse de prospecter. Le livre respire, il a une âme et ne se trouve jamais là par hasard. Bien souvent il vous choisit et non le contraire.
Cette passion m’a conduit naturellement, après un master en sciences des archives et un CAPES en 2009, au statut de professeur documentaliste stagiaire.
C’est au cours de ma préparation universitaire que je me suis intéressée au web 2.0: j’ai créé mon blog, La petite Passerelle , ainsi qu’une palette d’outils nécessaires à ma veille professionnelle: d’une part un agrégateur, pour rassembler en une seule page l’actualité des sites et blogs qui m’intéressent, d’autre part un gestionnaire de signets pour conserver et classer les articles que j’ai relevés lors de ma veille; j’ai également créé un univers netvibes pour faire connaître les différents sites que je recommande. Par ailleurs, je fais partie d’un certain nombre de réseaux professionnels et suis administratrice d’un forum sur la préparation du CAPES de documentation. Et puis il y a Twitter, un outil de micro-blogging idéal pour échanger et diffuser ma veille documentaire ! Créer un blog, l’enrichir grâce à une veille régulière et le contact avec un réseau pro, tout cela m’a permis de prendre conscience des enjeux du web 2.0, et d’appréhender les facettes d’un web 3.0 imminent … C’est également à cette époque que j’ai découvert le «Mind-mapping» ! Ce qui est amusant avec cette démarche, c’est que l’on réalise l’avoir utilisé bien avant que l’on en sache le nom ! En fait, ma prise de note n’était pas linéaire, mais très visuelle. Je me suis alors renseignée davantage sur le sujet, convaincue que cela pourrait être très profitable, didactiquement parlant. Olivier Le Deuff, Docteur en sciences de l’information et de la communication, m’a alors invité sur son site collaboratif « Cactus acide », où j’ai publié quelques articles sous la rubrique «Mind-mapping». Mon envie de travailler sur le sujet était lancée !
2. D’un point de vue professionnel tu as développé et réussi un très beau projet éducatif utilisant le « Mind-Mapping ». Pourrais-tu partager cette expérience avec nous ?
Il se trouve que pendant les quatre dernières années scolaires, parallèlement à la fin de mes études et à la préparation du CAPES, j’ai été recrutée par l’Education Nationale en tant qu’intervenante extérieure en allemand. J’ai donc enseigné l’allemand dans différentes écoles primaires et à tous les niveaux: de l’initiation aux CP (environ 6 ans) jusqu’aux élèves de CM2 (environ 10 ans) qui passent en fin d’année l’évaluation à l’entrée en 6e comprenant une partie « langue vivante ».
Comme cette époque a coïncidé avec ma découverte du «Mind-mapping» et mon questionnement sur son potentiel pédagogique, j’ai entrepris, la seconde année où j’enseignais, de l’utiliser avec deux classes lors de quelques séances. J’avais choisi deux classes de niveaux différents pour en tirer le maximum de remarques. Les résultats se sont révélés très positifs !
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour cet outil pour son côté créatif et j’ai noté de bons résultats en matière de mémorisation. C’est en effet un outil excellent pour retenir un texte, en l’occurrence ici, pour savoir se présenter, ou apprendre une comptine. Je ne saurais d’ailleurs que trop le recommander aux candidats de concours. Personnellement cela m’a énormément aidée lors de l’oral du CAPES ! Pouvoir se détacher de ses notes permet de captiver son auditoire, d’être réellement en situation de communication et, pour les élèves, de ne pas ânonner simplement sa leçon.
Par ailleurs j’ai remarqué que le recours à l’image est très important quand les élèves réalisent leur carte mentale sur le cahier, et ce d’autant plus en langue vivante où nous utilisons comme outil pédagogique les « Bildkarten » ou « Flashcards » en cours d’anglais : des cartes images qui facilitent le travail de mémorisation et d’oralisation. Pouvoir réaliser ses propres cartes images sur son cahier, avec des images pour lesquelles notre cerveau fera immédiatement le rapprochement avec le mot à retenir, est très important. Le «Mind-mapping», dans ce cas, est un outil assez personnel, que l’on s’approprie avec son propre code esthétique. Mes élèves s’étaient bien emparés de ce concept et les cartes variaient énormément d’un cahier à un autre, d’une conception à une autre, car ils avaient su exploiter leur propre créativité.
De plus avec cette démarche, on réalise un vrai travail sur la notion de mot-clé car souvent, les élèves peinent à repérer les termes porteurs de sens. Quand la « carte mentale » devait être réalisée en allemand, l’exercice était d’ailleurs plus facile, car ils n’avaient qu’à replacer les mots acquis dans une carte selon leur propre logique. En revanche, pour une carte mentale en français (autours d’un aspect culturel, un conte par exemple), le recours à la rédaction de phrases ou tout au mieux au style télégraphique était malheureusement fréquent. C’est un réflexe, on essaye de noter le maximum de peur de l’oublier ! Or grâce au «Mind-mapping», on réalise que seuls quelques mots, les mots-clés, suffisent pour que l’on retrouve toute un enchaînement logique. La pensée se déroule alors très naturellement.
Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières concernant l’accueil de cette méthode par les équipes éducatives avec lesquelles j’ai travaillées, et par les parents eux-mêmes…peut-être tout simplement parce que les élèves ont accepté cette manière de travailler, différente des enseignements dispensés par leur instituteur …et aussi par les bons résultats obtenus ! En ce qui concerne les résultats des germanistes de CM2, qui passaient l’évaluation de fin de primaire que j’ai évoquée plus haut, ils ont obtenu en juin dernier 100% de réussite ! (source : Inspection Académique, secteur Aix-Sud)
3. As-tu ou penses-tu partager cette expérience avec tous les autres collègues de ton établissement ?
Forte de cette expérience réussie, et pleinement satisfaite des potentialités de cette démarche, j’aimerais aujourd’hui créer un espace de partage, et ainsi pouvoir instaurer un dialogue sur ce thème avec les enseignants de toutes les disciplines. Car pour former les élèves au « Mind-mapping », il faut déjà former les formateurs !
4. Comme tu le sais, le « Mind-mapping » est au programme des classes de secondes depuis la rentrée 2010. Beaucoup d’enseignants seront un peu déstabilisés pour aborder cette démarche. Aurais-tu des conseils à leurs donner ?
En effet le « Mind-mapping » a été enfin mentionné mot pour mot dans un texte officiel : le nouveau programme de la classe de seconde, qui propose notamment un enseignement d’exploration intitulé « Création et innovation technologiques. » Celui-ci stipule que « l’utilisation d’un logiciel de création de « cartes mentales » facilite la structuration de leurs réflexions et la présentation collective (diaporama, note de synthèse, affiche, compte rendu de projet, etc.) ». ( Cf. Programme de création et innovation technologiques en classe de seconde générale et technologique, Bulletin officiel spécial n° 4 du 29 avril 2010) De nombreuses activités pédagogiques peuvent être ainsi mises en place : brainstorming en début de séance, ou pour réactiver les connaissances acquises lors de la séance précédente, étude d’une notion, d’un personnage ou d’un lieu (les exemples sur la toile ne manquent pas ! Je recommande notamment la lecture d’un blog réalisé par une prof de lettres classiques, intitulé « Lettres et cartes heuristiques »…une référence dans le monde pédagogique !), mais aussi décortiquer un texte pour mettre en valeur sa structure, ses éléments, son argumentation ; on peut également proposer son plan de séquence, et même des évaluations sous la forme de cartes. C’est vraiment un outil qui peut être utilisé dans toutes les disciplines !
Il ne faudrait surtout pas se laisser déstabiliser : le « Mind-mapping » est un instrument malléable, à chacun de se l’approprier. De nombreux enseignants réalisent sans doute des cartes mentales sans même le savoir, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. Enfin, c’est un outil qui doit pouvoir être découvert sous son aspect manuel ou logiciel, n’hésitez pas à faire travailler les élèves sur papier aussi bien que sur les nombreux programmes gratuits (Freemind, Xmind) que l’établissement pourra installer sur chaque profil élève de son environnement numérique de travail (ENT).
5. As-tu d’autres projets personnels ou professionnels en vue qui pourraient utiliser le « Mind-mapping » ?
Dès la rentrée prochaine je souhaiterais mettre en place un partenariat avec des enseignants autour de l’enseignement du « Mind-mapping ». Sur un plus long terme, j’ai un projet de thèse, justement, autour des connections possibles entre cette pratique innovante et l’enseignement. A suivre…
6. Aujourd’hui le Web2.0 et les réseaux sociaux sont omniprésents. Quels sont pour toi les avantages et les inconvénients de ces nouveaux outils de communication ?
Le sujet a déjà fait couler beaucoup d’encre numérique, je vais donc répondre du point de vue que je connais le mieux; celui de l’éducation. Le web 2.0, depuis qu’il existe, a permis une véritable communication de réseau, que ce soit entre l’internaute et l’information et les internautes eux-mêmes. En effet on reçoit aujourd’hui l’information en un flux continu (et massif, d’où les notions d’infobésité et d’infopollution), et il est possible désormais de commenter, de produire soi-même de l’information et de communiquer ainsi avec l’ensemble d’un réseau via les blogs, les wikis et autres interfaces collaboratives. Je dois reconnaître qu’ils ont été pour moi d’une grande aide ! On peut créer une communauté d’intérêts avec une très grande facilité. Deux écueils à éviter, selon moi: tout d’abord l’aspect chronophage; il est parfois difficile de « s’extraire » de l’activité en ligne, car elle semble se diluer dans le temps… il s’agit d’apprendre à gérer ce temps de connexion avec le réseau et l’information. Il en découle, pour cela, un choix rigoureux de ses outils (agrégateur, logiciel de « Mind-mapping » etc.) pour connaître celui qui nous conviendra le mieux…quitte à en tester régulièrement de nouveaux !
Autre écueil, et là encore je reste dans un point de vue pédagogique (on qualifie cet enseignement de « culture informationnelle »), il s’agit de prendre conscience de notre présence sur le web, et donc de notre identité numérique : réaliser que chaque photo, chaque commentaire que l’on publie laisse une trace sur la Toile. Mais dès lors qu’on en est conscient, les potentialités du web 2.0 sont immenses : c’est un espace de liberté de communication, à chacun de faire entendre sa voix ! J’ajouterai brièvement, car il faudrait lire tout ce qui a déjà été publié sur la question, que la notion de web 2.0 est en passe d’être obsolète ; le web est en perpétuelle mutation et nous en arrivons à un web 3.0, un web intelligent où ce ne seront plus uniquement les internautes qui échangent des données mais où les données communiquent entre elles également.
7. Si demain tu étais devant une importante assemblée et que tu devais parler du « Mind-Mapping », quel serais ton message ?
J’essaierais de montrer que, sous des aspects peut-être impressionnants du fait de sa prétendue nouveauté, il s’agit en fait d’une formidable redécouverte de méthodes de visualisation et de mémorisation développés dans l’Antiquité.
Pour découvrir comment s’est produite cette redécouverte on peut lire l’ouvrage relatant les travaux de recherche menés par Frances Yates, Les Arts de Mémoire (The Art of Memory, publié pour la première fois en 1966). Cette chercheuse américaine a étudié l’art oratoire dans la Grèce et la Rome antiques, et a retrouvé les techniques utilisées par les grands orateurs de l’époque, par exemple la méthode des lieux, qui consiste à visualiser chaque pièce d’une maison et attribuer à chacune la partie d’un discours. En « visitant » mentalement chaque pièce, l’orateur retrouvait ainsi l’enchaînement de ses idées.
Certes, cette redécouverte actuelle, à notre époque, a permis le développement de logiciels performants, mais le fondement reste le même ! Elle a aussi généré (et cela se poursuit !) un bouillonnement d’idées sur sa mise en application, et ce dans un grand nombre de secteurs…dont l’éducation, qui me tient particulièrement à cœur !
Ainsi, le « Mind-mapping » n’est pas seulement une représentation graphique de l’information sous forme arborescente favorisant de ce fait nos processus cognitifs, mais aussi une voie vers l’innovation et la créativité… Elle est au cœur des choses, au cœur de nous-mêmes, et il s’agit de s’y replonger afin de faire émerger une arborescence naturelle qui nous relie tous. Le « Mind-mapping » est intuitif… suivez-vos intuitions !
Merci Claire pour ce témoignage qui montre bien que tu es aussi un oriflamme aux couleurs du « Mind-mapping ». Tous nos vœux t’accompagnent pour que 2011 voit la concrétisation de tes différents projets.
La carte ci-dessous, réalisée avec «Vivamind», permet de retrouver les liens vers tes différentes activités :

ATTENTION : La carte n’est pas cliquable ! La carte est accessible, et cliquable, via le lien «Vivamind» décrit ci-dessus.
Posté dans Points de vue | Comments Off
Interview de Philippe BOUKOBZA
5.9.2010 by admin.
Trilingue, passionné par les cartes heuristiques et les réseaux sociaux, Philippe BOUKOBZA, qui a choisi de s’installer en Espagne, n’arrête pas de nous surprendre au travers des nombreuses cartes et articles qu’il met à disposition de ses lecteurs sur la toile. Rencontre avec cet « Iber » mappeur !
1. Qui est Philippe BOUKOBZA créateur du blog « heuristiquement »?
J’ai une double formation : En Sciences Humaines (Sociologie et pédagogie) tout d’abord, car je m’intéresse depuis un certain temps déjà aux transformations sociales, à la psychologie et à la transmission des savoirs, puis en Sciences Politiques avec un diplôme de troisième cycle.
Il y a quelques années j’ai découvert le « Mind Mapping » en même temps que d’autres méthodes innovantes utilisées dans les organisations. Mes premiers pas furent ceux d’un autodidacte, c’est-à-dire en m’aidant d’exemples et de modèles trouvés sur Internet. En me formant à l’École Française de l’Heuristique avec Frédéric Le Bihan, j’ai franchi un cap qui m’a permis passer à la vitesse supérieure. Ma passion pour le sujet m’a conduit à créer un blog en français www.heuristiquement.com puis en espagnol mind-mappers.blogspot.com et en anglais visual-mapping.com, étant donné que je fais de la veille dans ces trois langues.
2. En tant que professionnel du domaine pourrais-tu partager avec nous quelques expériences réussies ?
Oui, je me souviens d’un groupe de cadres en reconversion, que j’ai formé à Barcelone. Via la carte heuristique, ils ont stimulé leur recherche de sens, leur motivation et approfondi leurs analyses de la situation. Je suis toujours en contact avec eux et certains sont devenus des passionnés de la méthode qui les a aidés à faire le point et à clarifier leurs objectifs.
Cette année, à Madrid, une entreprise de Marketing a fait appel à moi pour former tout son personnel (42 personnes) au « Mind Mapping ». Tous leurs projets sont représentés sous forme de cartes et ils ont aménagé leurs bureaux afin de pouvoir réaliser des cartes sur les murs. La luminosité, l’espace et les couleurs font aussi partie du cadre de travail pensé pour favoriser l’utilisation de la carte dans un esprit de collaboration.
Il y a deux ans, un organisme qui dépend de l’Union Européenne a décidé d’implanter la carte heuristique. Il s’agit d’un projet à long terme. Ce contexte multiculturel (plus d’une quinzaine de nationalités y sont représentées) a été propice à l’adoption du « Mind Mapping », notamment pour la gestion de projet.
3. Aujourd’hui est-il facile de créer une activité professionnelle autour du « Mind-Mapping » ? Quels sont les pièges à éviter ?
C’est un marché émergeant bien que prometteur. Nous sommes en train de créer un marché et ce n’est pas facile de se lancer en tant que formateur. Ne vendre que du « Mind Mapping » ne me paraît pas encore assez rentable. Je pense qu’il faut proposer d’autres services en parallèle car l’usage de la méthode n’est pas assez accepté par les clients potentiels pour générer une activité constante. Mais la dynamique du monde « Mind Mapping » (praticiens, éditeurs de logiciels, enseignants, managers, apport des sciences cognitives) nous rapproche d’un point de bascule qui placerait la carte heuristique au centre d’une nouvelle approche, non-linéaire, structurée, clarifiée et holistique de l’information.
Comme dans la plupart des disciplines innovantes, la passion pour le sujet est communicative et être passionné peut être décisif au moment de faire face à des résistances au changement. Cependant, comme la méthode possède une infinité d’applications, devenir un intégriste de la carte heuristique, qui ne voit plus que par cette façon de faire et cherche à l’imposer, est un piège.
4. Comme tu le sais, le « Mind-Mapping » sera au programme des classes de seconde (1) pour la prochaine rentrée 2010. Beaucoup d’enseignants seront un peu déstabilisés pour aborder cette démarche. Aurais-tu des conseils à leurs donner ?
Oui, je pense que l’adoption de la carte heuristique par un nombre important d’enseignants est fortement liée à des applications directes pour faciliter la compréhension et la mémorisation de contenus interdisciplinaires. Il pourrait y avoir une complémentarité dans la prise en main de la carte heuristique à travers différents domaines. Les arts visuels, les langues étrangères (vocabulaire), la structuration d’expression écrite en français, la préparation et la présentation d’un exposé, la recherche documentaire, le travail sous forme de projet en technologie, etc. Si les enseignants peuvent expérimenter par eux-mêmes l’efficacité de l’outil, ils seront plus à même de convaincre et de former les élèves. Là encore, il ne faut pas chercher à imposer mais à proposer, autant en ce qui concerne les enseignants que les élèves.
5. Ce n’est pas une surprise mais force est de constater qu’aujourd’hui le Web2.0, et les réseaux sociaux, sont omniprésents dans l’univers du « Mind-Mapping ». Quels sont pour toi les forces et les faiblesses de ces nouveaux modes de communication qui deviennent incontournables ?
Il y a de nombreux points communs entre le monde internet et l’approche carte heuristique, à commencer par un mode de pensée hypertexte que la carte matérialise par des connexions. Il y a aussi le réflexe de penser en mots clés, présent dans la carte comme dans l’étiquetage de contenus numériques et la recherche sur les moteurs comme Google. C’est pour cela que parmi les praticiens de la carte on trouve de nombreux professionnels de l’internet et des informaticiens.
Le Web 2.0 est aussi le média collaboratif de notre époque, il contribue à la création ou à l’expansion de communautés, au partage de connaissances. C’est à ce titre que les praticiens de la carte se retrouvent et échangent dans les réseaux sociaux, les blogs. Ils publient et échangent des cartes, donnent leur avis sur les logiciels, etc…
Tout cela est très positif mais demande aussi des rencontres « réelles » sans quoi les liens établis demeurent faibles. C’est pourquoi on voit des initiatives comme les retrouvailles “Mapping-Experts” ou “Carto 2.0″.
Sur le plan du travail collaboratif, il y a une rencontre entre les logiciels de Mind Mapping et le mode Wiki. Mindjet Connect, MindMeister, Mindomo, Comapping sont des exemples réussis où l’on peut créer collaborativement des cartes, gérer des projets. XMind et NovaMind proposent de mettre ses cartes en partage sur des espaces où l’on peut les visionner et les télécharger.
6. Ton dynamisme est impressionnant puisque tu publies des articles sur la cartographie mentale en trois langues. A coté de cette activité as-tu d’autres projets personnels ou professionnels dans le domaine que tu développes ou que tu aimerais développer ?
Merci. En fait j’essaie de m’ouvrir aux différents utilisateurs mais aussi aux différents contenus pour co-créer une dynamique multiculturelle autour de la carte heuristique et par l’usage des outils Web 2.0. Mon projet actuel s’oriente vers la mise sur pied d’une approche différente de l’information et de la gestion des connaissances, il s’appuie sur le « Mind Mapping », la pensée visuelle, les sciences cognitives et le Web 2.0.
Devant les milliards de bribes de connaissances auxquels nous sommes exposés de manière exponentielle, à travers des médias et d’internet, il me paraît fondamental de disposer d’une méthode permettant de donner du sens, de prioriser, de structurer et de clarifier.
7. Aujourd’hui où en est-on dans l’univers des cartes mentales ? Quel est son futur ?
L’univers des cartes mentales est en expansion, certains parlent de mode. D’après ce que je peux constater, après les bases établies par le psychologue Tony Buzan, une nouvelle donne est nécessaire afin de faire le lien avec les nouvelles technologies, les dernières avancées sur le cerveau, les nouvelles méthodes de management, etc.
8. Si demain tu étais devant une importante assemblée et que tu devais parler du « Mind-Mapping », que dirais-tu ?
Si je devais de manière succincte présenter la carte heuristique devant une assemblée, je dirais que c’est une approche qui redonne vie à l’information en lui ajoutant une structure visible, de la forme, des couleurs, des images, du mouvement et de l’harmonie. La carte heuristique est également une façon pratique de reconnaître que tout est connecté et interdépendant et de rechercher la simplicité sans nier la complexité.
Merci à toi Philippe d’avoir partager avec nous ces quelques lignes. Je signale à nos lecteurs qui le désirent qu’ils peuvent librement s’abonner à la « Newsletter » de ton blog via l’URL www.heuristiquement.com.
(1) Le bulletin officiel du 29 Avril 2010 est accessible via l’URL suivante :
http://media.education.gouv.fr/file/special_4/75/1/creation_innovation_technologiques_143751.pdf
Posté dans Points de vue | Comments Off
Support de présentation du “Mind-Mapping”
25.4.2010 by admin.
Pour permettre à nos lecteurs de mieux appréhender le monde du « Mind-Mapping » au sein des organisations, nous mettons à disposition un support de présentation que nous espérons être le plus pédagogique possible.
• Présentation
• Catégories et notions complémentaires
• Le “Mind-Mapping” et les organisations
• Webographie et conclusions
1.Présentation
2.Catégories et notions complémentaires
3.Le « Mind-Mapping » et les organisations
4.Webographie et conclusions
Presentation des cartes mentales
Bonne lecture !
Posté dans Points de vue | 2 commentaires »
Interview de Benoît DELVAUX (2009)
21.12.2009 by admin.
Intrigué par le livre “Des idées à la carte, Mind Mapping et Cie pour manager de 180° à 360°” (*) de Benoît DELVAUX, j’ai cherché à en savoir un peu plus sur cet “agitateur d’idées”. Rencontre et témoignage d’un promoteur du “Mind-Mapping” (Cartographie mentale).
1. Qui est Benoît DELVAUX, responsable et animateur d’IDergie ?
Ah … parler de moi n’est pas l’exercice que je préfère !
Disons que j’ai eu un parcours à la fois classique et varié. Je suis diplômé HEC.
J’ai passé ma première vie professionnelle dans la distribution et la franchise : j’ai été tour à tour directeur d’un réseau (devenu entre temps Mr. Bricolage Belgique), consultant en franchises commerciales et dirigeant-propriétaire de deux points de vente franchisés avec une bonne quinzaine de salariés. J’ai complété mon bagage académique en décrochant deux diplômes complémentaires : un master en audit interne et un diplôme en intérim management.
Un jour, ce devait être en 2002, j’ai entendu des voix qui me disaient “Tu ne vas quand même pas faire ça toute ta vie… Change de métier… Vas-y, associe passion et profession…”.
2. Cette passion, c’était déjà le “Mind Mapping” ?
Non, pas d’emblée. Mon “dada”, c’est les “idées”, la créativité et la productivité des idées. Je pense que c’est en 2000 que j’ai fait connaissance avec le “Mind Mapping” en le considérant comme la meilleure logistique entre guillemets pour la gestion des idées.
3. Si vous deviez vous définir en une phrase ?
Promoteur de la cartographie mentale et agitateur d’idées.
4. Mais encore ?
J’essaie, humblement, de proposer, d’adapter voire de développer des outils et des techniques simples, c’est-à-dire polyvalentes et accessibles au plus grand nombre, permettant de stimuler la créativité fonctionnelle.
Vous allez sans doute me demander de définir ce qu’est la créativité fonctionnelle ? C’est plus quelque chose à vivre qu’à définir. Si vous insistez, je vous répondrais qu’il s’agit de rendre la créativité plus productive et la productivité plus créative ; soyons moins technocrates, devenons plus pragmatiques et tâchons d’innover à tous les niveaux.
5. Vous êtes l’auteur du livre “Des idées à la carte, Mind Mapping et Cie pour manager de 180° à 360°” sorti en 2009, comment et pourquoi avoir pris la plume ?
Je n’ai pas voulu décevoir mes proches qui me disaient sans cesse : “Qu”est-ce que tu attends pour écrire un bouquin ?”. Un peu plus sérieusement, il s’agit à la fois d’un défi personnel et professionnel par lequel j’ai tenté de montrer ou de suggérer des usages de la cartographie mentale pour le management.
6. Six mois après la sortie du livre, quel est le bilan ?
Je n’ai pas encore gagné de prix littéraire, tant mieux, ce n’est pas dans mes objectifs.
Les échos reçus jusqu’à aujourd’hui sont très positifs, certains étant même élogieux.
Globalement et après coup, je n’ai qu’un seul regret : celui de n’avoir pas développé certains thèmes supplémentaires ou complémentaires. Bon, on n’a pas construit Rome en 1 jour et puis, qui sait, bientôt une seconde édition ou un autre essai ?
7. Comment voyez-vous l’avenir du “Mind Mapping” ? Quels sont les freins à son développement ?
Je ne sais plus qui a dit que les révolutions les plus difficiles à gagner sont celles des habitudes et de la pensée. Cette citation résume le défi. La difficulté ou le débat ne porte pas sur telle ou telle manière d’aborder le “Mind Mapping”, ni sur tel ou tel logiciel à utiliser. Non, la difficulté majeure est liée à la force centrifuge des habitudes. J’explique cela d’une autre manière. A chaque fois que je fais une présentation de ce que la technique et un outil permettent de faire, l’auditoire est systématiquement
emballé. Mais quant au nombre de personnes qui font réellement le pas … la bulle éclate !
L’handicap majeur ? Même convaincus des nombreux bénéfices de la cartographie mentale, les gens ont du mal à passer à l’acte. Non pas en raison de la difficulté de la chose – qui est somme toute très simple et intuitive – mais par peur, par habitudes, par inertie. Remise en question et innovation ne sont point des exercices évidents.
En conclusion, je crois que le “Mind Mapping” va trouver progressivement sa place dans les entreprises mais il faudra encore attendre, au minimum, 5 à 10 années pour qu’il devienne une pratique naturelle.
8. Le mot de la fin ?
Hum… question très est large… les propositions sont nombreuses. Le message que je tente de faire passer est « Prenez et mangez en tous. Faites-vous douce violence, les effets secondaires sont exclusivement positifs ». S’il est grand temps d’innover à tout niveau - organisationnel et individuel; professionnel et personnel - la cartographie mentale, les outils qui permettent de la déployer et les applications qui en découlent sont 1001 manières d’innover.
Merci à toi Benoît d’avoir partagé avec nous ces quelques lignes. Précisons à l’attention des lecteurs intéressés qu’ils peuvent te retrouver aux adresses suivantes :
Où moult informations sur le “Mind-Mapping” et le “Concept mapping” les attendent.
(*) Cf. article “http://s229438522.onlinehome.fr/2009/09/20/des-idees-a-la-carte-de-b-delvaux/“
Posté dans Points de vue | Comments Off
“Des idées à la carte” de B. DELVAUX
20.9.2009 by admin.
Force est de constater que le monde du « Mind-Mapping » souffre un peu du manque de diffusion. Le fossé est désormais comblé avec la parution récente du livre de Benoît DELVAUX intitulé : « Des idées à la carte – Mind Mapping et Cie pour manager de 180° à 360°» (1).
L’ouvrage se présente comme une invitation au voyage avec à l’arrivée un dépaysement complet pour peu que l’on suive le programme proposé. Au travers des trois parties, énoncées comme des questions :
• pourquoi ?,
• comment ?,
• pour quoi ?,
l’auteur y expose, de manière intelligente et pédagogique, l’utilisation des cartes mentales dans nos activités professionnelles, afin de stimuler notre productivité mais aussi et surtout notre créativité.
Dans la première partie, nous lâchons les amarres et quittons le port pour nous préparer à la lecture des chapitres à venir. Une préparation certes mais pertinente car, au travers de la description de nos hémisphères cérébraux et de nos processus cognitifs, l’auteur nous rappelle à quel point nous sous-exploitons nos ressources personnelles.
Avec la seconde partie, nous atteignons notre vitesse de croisière et rentrons dans le vif du sujet avec la présentation des deux principaux concepts : le « Mind-Mapping » et le « Concept-Mapping ». Le développement de ce dernier est une vraie perle, car peu d’ouvrages abordent ce domaine oh ! combien utile. Avec le logiciel fourni en annexe, le lecteur pourra très vite passer de la théorie à la pratique et commencer à réaliser ses propres cartes mentales.
Parcourant l’océan de la créativité nous goûtons aux délices des multiples territoires que nous découvrons dans cette troisième partie. Que d’exemples, que d’applications ! Attention aux yeux car notre vision ne se limite plus à 180° mais vise la totalité de notre sphère environnante. Nous sommes ici à 360° et les idées gonflent les voiles de notre esprit pour nous emmener toujours plus loin ! Performance, plaisir, pragmatisme et créativité sont les mots clés de cette dernière partie.
La force de ce livre réside non seulement dans sa clarté, mais aussi dans la fine compréhension du message qui nous est adressé : La « Solidarité » vue comme une communauté d’intérêts. Faire comprendre aux lecteurs qu’en construisant une carte mentale il participe à une immense base de connaissances de l’entreprise (Ou de n’importe quel groupe) est essentiel ! Le « Mind-Mapping » d’entreprise peut être vu comme un système de partage de l’information entre collaborateurs et équipes. Le promouvoir comme un système collaboratif potentiel est une des clés de sa diffusion. Il suffirait que chaque collaborateur crée une carte pour que le visage de l’entreprise soit changé. “Gagner et faire gagner du temps” pourrait être la devise du livre.
Restons tout de même honnête, car si dans l’ensemble nous reconnaissons un effort pédagogique important, sous-tendu par un style humoristique, l’ouvrage fait apparaître ici et là quelques oublis. Ainsi on regrettera l’absence de « webographie » qui aurait trouvé naturellement sa place, car de nombreux sites proposent des cas pratiques tout à fait intéressants. Par ailleurs l’absence d’un cas d’entreprise associé au « Concept Mapping » aurait été le bienvenu. Sur ce dernier point je rassure le lecteur, car l’auteur, conscient de cette omission, a déjà mis un exemple à disposition sur site (2).
Malgré ces quelques manques, « Des idées à la carte » reste un must, et ne manquera pas de compléter la bibliothèque des curieux et des passionnés du domaine.
Bon la croisière s’achève et le bateau rentre au port, mais j’espère bien sous peu remonter à bord pour explorer de nouveaux territoires !
Jean-Pascal CÔTE
(1) Edition EMS, Juin 2009, ISBN 978-2-84769-108-5, www.editions-ems.fr
(2) www.180-360.net/concept-mapping-business

Posté dans Points de vue | Comments Off
Les catégories (2/2)
15.1.2008 by admin.
LES CARTES A CONSTRUIRE
1.Définition
Une carte à construire s’inscrit dans la perspective de la réalisation d’un projet (personnel ou professionnel).
2.Application
Ci-dessous quelques applications de cartes à construire :
• la rédaction d’un livre,
• la gestion d’un projet,
• les projets de loisirs (voyages, activités sportives, randonnées, etc.),
• la réalisation de travaux.
Exemple: comment préparer son voyage ?

LES CARTES A SOIGNER
1.Introduction
Il peut paraître oser et un peu abusif que de parler de « carte à soigner » (1) dans le cadre du «MIND-MAPPING®» sans se placer dans un contexte médical qui reste le meilleur endroit pour traiter les pathologies. Tel n’est pas notre propos ni celui de se substituer aux institutions médicales qui ont pignon sur rue. Cependant, et à son niveau, nous pensons que la cartographie mentale peut jouer un rôle bénéfique lors de prises de consciences dans la vie de tous les jours, voir même de servir d’outil aux professionnels de la santé et de l’entreprise. C’est du moins une piste que nous tentons d’explorer avec toute la fragilité que nous concédons à l’exercice.
Dans ce sens une question nous interpelle : Quel serait le principe qui établirait une relation entre une carte mentale, qui n’est ni plus ni moins qu’un objet conceptuel et réflexif, projeté en un point particulier d’un plan (2), et un processus d’amélioration psychologique (3) issu d’une problématique donnée ?
Pour tenter de répondre à cette question il est nécessaire de revenir aux 3 processus de bases qui sous-tendent le « MIND-MAPPING® » :
• un processus projectif : autour d’un thème central le concepteur enrichi la carte mentale de mots clefs (signifiants et signifiés) suivant une structure graphique diffusante ou rayonnante.
• un processus réflexif : c’est un processus d’analyse et de réflexion qui s’appuie sur des capacités cognitives (associations, mémorisations, expériences, etc.).
• un processus de conscientisation : les deux processus précédent tournent en boucle par effet miroir, jusqu’à la formation d’une idée dans un autre plan de conscience.
A ce stade rien ne distingue encore la conception d’une carte classique d’une carte à soigner. La démarche a été initiée à partir d’un centre pour revenir vers un autre centre, mais pas dans le même plan (4).
Cependant cette considération essentielle va nous permettre de supposer qu’il existe au moins un centre d’un autre plan de conscience, propice à l’unification du mal-être et du bien-être (5). Toutefois cela reste encore insuffisant si l’on n’introduit pas la démarche de création d’une carte mentale dans un cadre thérapeutique dédié. Un archet peut-il atteindre sa cible sans un contexte approprié et sans méthode ?
Donc pour prendre tout son sens et provoquer un effet, la réalisation d’une carte à soigner doit s’inclure dans un contexte thérapeutique suivant une démarche adaptée. Cette démarche peut être entreprise seule ou accompagné.
(1) Nous utilisons ici le mot « soigner », qui concerne un soin apporté à un patient, et non le mot « guérir » qui est de l’ordre du patient lui-même.
(2) On peut, d’une certaine manière, imaginer la création d’une boule de neige qui est ensuite envoyée sur un mur. Cette comparaison n’est valable qu’une fois la carte réalisée.
(3) Notre propos n’aborde pas les pathologies lourdes.
(4) Tout part du centre et tout y revient.
(5) Ici le vocable « bien-être » ne doit pas être entendu comme finalité mais comme complémentarité. Le symbole du YIN et du YANG est peut être le meilleur exemple permettant d’illustrer notre propos.
2.Définition
Une carte à soigner est un élément d’une démarche appropriée à un cadre thérapeutique, visant à faire émerger une prise de conscience propre à apporter une amélioration psychologique personnelle ou collective, issue d’un problème donné.
La définition ci-dessus n’a de sens qu’avec les restrictions suivantes :
• une carte à soigner n’est qu’un outil méthodologique à usage personnel ou collectif. Elle n’a pas vocation à se substituer aux professionnels de la santé et de l’entreprise.
• l’objet de la démarche (le problème) ne doit pas relever d’une pathologie « lourde » ni en manifester les signes, et de ce fait nécessiter un recours médical.
• une carte à soigner n’a pas de sens sans une démarche appropriée à l’intérieur d’un cadre thérapeutique. Cette démarche pourrait-être : une liste de questions orientées, une méditation guidée, ou la présence d’une personne favorisant l’émergence de cette prise de conscience (un coach, un médecin, un manager, etc.).
NB :
La mise en œuvre des cartes à soigner ne garantie pas une réussite systématique du problème donné car plusieurs facteurs peuvent intervenir : le temps à conscientiser, le problème posé, la qualité de l’accompagnement, la difficulté à assumer la prise de conscience, etc.
3.Applications
• l’accompagnement professionnel, ou coaching, pourrait être l’une des premières applications des cartes à soigner. C’est en effet un excellent outil pour aider le coaché à surmonter ces difficultés mais aussi à l’aider à formaliser sa situation par le biais de la maïeutique (1).
• l’art thérapie est aussi un terrain très favorable pour les cartes à soigner. Issue des travaux de Tony BUZAN (2), la carte, à travers le symbolisme des éléments mis en jeu (icônes, images, mots-clefs, le choix des couleurs), va créer une forte influence dans l’inconscient du dessinateur.
• un bilan professionnel, accompagnant ou non une mutation au sein d’une entreprise, est aussi une piste d’utilisation des cartes à soigner. Dans ce sens nous pensons que le manager du service et/ou le RH peuvent apporter une aide non négligeable permettant au collaborateur non seulement de reprendre confiance mais aussi de diminuer son stress.
• avec l’obligation de choisir un médecin référent nous voyons là un excellent moyen pour le praticien d’aider le patient à créer sa carte à soigner. Cette carte pourrait reprendre la liste des différentes maladies depuis une date donnée ou lister les objets des différentes consultations avec en arrière plan une réflexion sur des éventuelles répétitions.
(1) Certains praticiens font remonter les pratiques du coaching à SOCRATE (Source Wikipédia).
(2) Tony BUZAN, né à Londres en 1942, est un psychologue anglais. Il a écrit de nombreux livres au sujet de l’apprentissage, de la mémoire et du cerveau. C’est aussi le créateur du concept de carte heuristique – diagramme qui représente les connexions sémantiques entre différentes idées et les liens hiérarchiques entre différents concepts intellectuels – également connu sous le nom de « MIND-MAPPING® » ou « carte mentale ». (Source Wikipédia).
4.Un espace ouvert
Nous avons donc ouvert une porte. Cependant les cartes à soigner (les autres) ou à se soigner (soi) ne sont ni des remèdes, dus à des principes extérieurs, ni des recettes, sous-entendant une réussite, mais plutôt de nouveaux outils méthodologiques.
Que Tony BUZAN l’ait développé pour améliorer les capacités cognitives (mémoires, apprentissage, réflexion, etc.) ou que certains professionnels de la santé l’ait utilisé pour traiter les problèmes de dyslexie, l’utilisation du « MIND-MAPPING » appliqué aux problématiques de la psyché humaine semble prometteuse.
Cependant force est de reconnaître qu’aujourd’hui nous n’en sommes qu’au début car des questions comme :
• quelles sont les limites de la démarche ?,
• quels sont les facteurs favorisant et déclenchant la prise de conscience ?,
• le problème initial est-il définitivement traité ou y-a-t il des rechutes ?,
• peut-on adapter les cartes à soigner aux aveugles ?,
ne trouvent pas encore de réponses satisfaisantes. Toutefois nous pensons qu’il y a potentiellement un formidable espace d’introspection, propice à une meilleure harmonisation.
Article complet disponible au format PDF.
Posté dans Points de vue | 2 commentaires »
Les catégories (1/2)
10.1.2008 by admin.
INTRODUCTION
Quelques soient les informations qu’elle véhicule, une carte mentale est toujours créée dans un but bien précis et dans un certain contexte. Rassembler des informations éparses pour les synthétiser dans un mémo, n’as pas la même finalité que de réfléchir à une situation donnée sous forme d’analyse SWOT. De même préparer un projet de vacance n’a pas le même but qu’une séance de « brainstorming ». Bien que les résultats soient identiques, i.e. qu’ils se traduisent par la création d’une carte, les finalités diffèrent. Ces considérations simples nous ont amené à faire l’hypothèse de 5 catégories principales de cartes mentales :
• les cartes à vivre,
• les cartes à penser,
• les cartes à communiquer,
• les cartes à construire,
• les cartes à soigner.
Pour chacune d’elles la démarche de « MIND-MAPPING® » sera différente tant d’un point de vue de la réfléxion que de celle de la créativité.
Par ailleurs les appelations de ces cartes ont toutes leurs importances. D’abord par la présence d’un verbe qui nous plonge au cœur de l’action mais aussi de la réaction (1), ensuite par leurs sémantiques.

(1) C’est un des aspects des cartes mentales que d’être le miroir de nous-même, i.e d’être en réaction à nous-même. Pour mieux comprendre ce principe, nous reprenons l’idée que l’être humain est multiple, i.e qu’en nous même celui qui écrit et celui qui lit sont deux personnes différentes.
LES CARTES A VIVRES
1.Définition
Une carte à vivre est une carte pratique, résultant de la collecte d’informations, qui va être utilisée régulièrement dans nos activités quotidiennes. C’est en quelque sorte un mémo.
2.Avantage
Le principal avantage d’une telle carte réside dans le fait que l’on ne passe pas son temps à rechercher l’information. L’information visible et accessible ce qui implique de l’ordre, mais là n’est pas notre propos.
3.Applications
Ci-dessous quelques applications de cartes à vivre :
• une liste de course,
• les heures d’ouverture des magasins,
• un rendez-vous,
• les informations bancaires confidentielles,
• les données médicales urgentes,
• un bilan personnel / professionnel ( ).
Exemple :

Par ailleurs rien n’empêche de rassembler un ensemble de cartes à vivre pour l’appliquer à un thème donné : la maison, la sécurité, etc.
Un reproche que l’on peut adresser à l’encontre de ce type de carte s’exprime par la comparaison avec les tableurs qui pourraient produire le même résultat.
De notre point de vue le reproche est justifié jusqu’à un certain niveau. En effet s’il s’agit uniquement de collecter rapidement des données et de les ranger dans un fichier, les tableurs tiennent la comparaison. Cependant, et fort heureusement, le « MIND-MAPPING® » va plus loin. D’abord dans le fait que l’information est contenu et accessible dans une seule page ce qui n’est pas le cas pour les tableurs. Ensuite les cartes possèdent la propriété d’ajouter une image de fond (Le contexte de la carte).
Illustrons notre propos par une carte représentant un rendez-vous :

LES CARTES A PENSER
1.Définition
Une carte à penser implique un processus de réflexion, individuel ou collectif, visant à faire émerger une vision d’ensemble autour d’un thème donné.
2.Application
Ci-dessous quelques applications de cartes à penser :
• une séance de brainstorming,
• une analyse SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces),
• la prise de décision.
Exemple :

LES CARTES A COMMUNIQUER
1.Définition
Une carte à communiquer est une carte qui véhicule des informations à destination d’un individu ou d’un groupe.
2.Application
Ci-dessous quelques applications de cartes à communiquer :
• la communication dans l’entreprise (livret d’accueil, valeurs de l’entreprise, etc.)
• présentations / discours,
• une carte de visite / une carte de vœux.
Exemple : modèle de carte de visite professionnelle

Posté dans Points de vue | Comments Off